
Créations 2024 et 2026
Lun 16 novembre - 19:00
20 min + 30 min
France
Spectacle
+15 ans
L’analyse du clip Run the World (Girls) de Beyoncé est l’occasion pour la chorégraphe de revisiter sa propre trajectoire de féministe en tant que femme née dans les années 80 : de la devise « si tu sors comme ça il va t’arriver des bricoles », en passant par le Girls Power des Spices Girls, le punk, le féminisme universitaire, la réappropriation du mal gaze, les tutos de danse sur Youtube, Metoo, les premiers cours de danse et les premiers lumbagos. Le décryptage chorégraphique, icononographique et socio-économique du clip de Beyoncé devient le support pour retraverser quatre décennies d’une quête d’émancipation plus ou moins réussie.
Les frontières entre ce qui relève de l’anecdote et ce qui relève de la grande histoire s’amenuisent. Avec humour et autodérision sont mis en lumière les paradoxes inhérents à toute lutte individuelle et collective. Cette performance est une invitation à s’autoriser, à essayer, à s’inventer icône.
Conception et interprétation Pauline Tremblay
Musique additionnelle live ONE TWO ONE TWO
Administration et production Marion Valentine – Bora Bora productions
Production R&D en collaboration avec La Péniche POP
Créé dans le cadre du festival (Re)Mix 2024
Photos Maxime Leblanc
Texte BORA BORA productions
Suzanne Henry se met au travail d’un héritage : celui des techniques apprises, des formes assimilées, des gestes accumulés et incorporés au fil du temps. Après des années d’apprentissage et de confrontation à différentes écritures chorégraphiques, elle interroge ce legs artistique et la place qu’il occupe dans son propre corps. Plutôt que de se dégager de cet héritage, la chorégraphe choisit de le pousser jusqu’à ses limites pour en faire émerger une écriture qui lui est propre. Dans ce processus de réappropriation, le corps révèle des mémoires traumatiques, le geste se dresse, insiste, et traverse la douleur de l’effort. Pensée comme une mise à l’épreuve, la chorégraphie pousse jusqu’aux retranchements, expose l’épuisement et maintient le corps au bord de la rupture. Traversée par des récits d’autres femmes, la pièce dépasse l’expérience individuelle pour s’ouvrir à une dimension collective. La danse agit ici comme un révélateur : ce qui brûle à l’intérieur se convertit en énergie motrice, jusqu’à devenir force d’affirmation.
Chorégraphie et interprétation Suzanne Henry
Assistantes chorégraphiques Margot Jude ; Océane Lhomme
Regards extérieurs Volmir Cordeiro – Zélia Sanchez ; Yu Hsuan Chang ; Jeanne Emeriau ; Claire Audrain
Stagiaire Ellena Henry
Préparateur physique Cédric Lucas
Guitare acoustique Samuel Devin ou Johanna Baget (en alternance)
Composition musicale Zoé Kammarti
Arrangement musical François Longo ; Tamino Edener
Création lumière Sophie Lepoutre
Captation et teaser Alexandre Lard
Musiques So strange! So strange! Sainkho Namtchilak ; Simple chanson, poème de Marie Dauguet, adapté à la guitare par Samuel Devin
Production déléguée Rencontres chorégraphiques internationales Seine-Saint-Denis – Lauréate FoRTE #8, dispositif de la Région Île-de-France
Accueil en résidence et production déléguée avec Espace Pasolini, avec le soutien de la DRAC Hauts-de-France (dispositif Résidence Tremplin)
Accueils en résidence CN D, Pantin ; Schwere Reiter, Munich ; Freezone, Barcelone ; Scène Nationale de Dieppe (ACEAC) ; La Chaufferie DCA, Saint-Denis
Photos Mehmet Vanli et Aurélie Veyrat
Texte Wilson Le Personnic
Les Laboratoires d'Aubervilliers • Aubervilliers
Lun 16 novembre - 19:00
ACCÈS
41 rue Lécuyer 93300 Aubervilliers
Métro 12 Mairie d’Aubervilliers
Métro 7 Aubervilliers – Pantin – Quatre Chemins
Bus 170 Quatre Chemins – République
Vélib’ N°35003 · N°33005
SERVICES
Bar et petite restauration sur place
TARIFS
Tarif unique 6€