Marc Domage
France

Olivia Grandville

Combat de Carnaval et Carême

  • Vendredi 16 juin 2017  • 21h
  • Samedi 17 juin 2017  • 21h

    Nouveau théâtre - salle Jean-Pierre Vernant

10 danseurs • 60 min

ENGLISH

Olivia Grandville takes hold of the Brueghel l’Ancien’s painting Combat de Carnaval et Carême and defends the absolute freedom of the poetic fantasy. The partition sets human soul in a special way. Ten dancers with headphones execute instructions whispered by the choreographer, to create a live painting, always in movement. There are lines of force, a magic organization of chaos.
The joy to see ten artists on stage is going beyond the framework in a generous and profuse dance.

Olivia Grandville a toujours travaillé l'articulation du verbe et du langage dansé. Elle le fait cette fois en s'inspirant de Combat de Carnaval et Carême, tableau de Brueghel l'Ancien (1559). Dans celui-ci des personnages incarnent la rencontre entre Carnaval et ses excès, et Carême et son abstinence. Polysémique comme toutes les grandes œuvres, on peut y voir une place de village en liesse, mais aussi une allégorie du temps, un rite de passage et surtout, la formidable expressivité des corps et des visages.
 

Ce foisonnement, cette expressivité se retrouvent sur le plateau où officient dix danseurs, qui réagissent aux consignes que leur donne la voix - une voix que l'on entend, puis qui s'adresse aux seuls interprètes par le biais de casques audio.


Olivia Grandville poursuit ainsi l'exploration d'une méthode déjà éprouvée dans Foules, son précédent spectacle : laisser place à l'immédiateté de l'interprétation en murmurant des consignes - gestes, actions, situations inspirés du tableau - à l'oreille des danseurs. Porté par la question du rythme, mis d'emblée en exergue par le lancement d'un métronome, et celle de la dépense, Combat de Carnaval et Carême est un tableau vivant, toujours recomposé, qui prend un tour plus ou moins narratif, expressionniste, plastique ou abstrait, servi par des interprètes singuliers, qui passent par les cent soixante personnages de la peinture.
 

Il en résulte une chorégraphie qu'Olivia Grandville décrit comme carnivore : dévorant, incorporant, questionnant tous les genres et toutes les techniques ; une pièce à la fois précise, complexe et ample ; étrange et luxuriante.

CHORÉGRAPHIE : Olivia Grandville
INTERPRÈTES : Bryan Campbell, Konan Dayot, Tatiana Julien, Gaspard Guilbert, Maximin Marchand (chant), Aurélie Mazzeo, Martina Musilova, Sylvain Riejou, Asha Thomas, Lise Vermot
COLLABORATION, ASSISTANAT : Jeanne Brouaye
LUMIÈRES : Yves Godin
SCÉNOGRAPHIE : Yves Godin, Olivia Grandville, Daniel Jeanneteau
CRÉATION SONORE : Olivier Renouf
MUSIQUES : Antonio Vivaldi, Robert Hood
PRODUCTION : La Spirale de Caroline
COPRODUCTIONS : Le Lieu Unique (Nantes), CCAM (Vandoeuvre-lès-Nancy), Le Théâtre (Saint-Nazaire), Pole Sud – Centre de Développement Chorégraphique (Strasbourg), La ménagerie
de verre (Paris), Le Prisme (Elancourt), Charleroi danses
SOUTIENS : la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Île-de-France, Ministère de la culture et de la communication au titre de l’aide à la compagnie (2015) et la Direction Régionale des Affaires Culturelles des Pays de la Loire (2016), ADAMI société des artistes-interprètes, Région des Pays de la Loire, Ville de Nantes, Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, DRAC et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Le Centre National de la Danse Contemporaine (Angers)


Avec la participation du DICRéAM