Qazal Sedaqat Larijani
Iran

MaHa

Mitra Ziaee Kia, Sina Saberi

  • Mercredi 31 mai 2017  • 19h 30
  • Jeudi 1 juin 2017  • 19h 30
  • Vendredi 2 juin 2017  • 19h 30

    Le Colombier

MaHa/ Mitra Ziaee Kia, SHEKARPAREH [Sugar Candy]
Solo • 13 min
 

MaHa/ Sina Saberi, Prelude to Persian Mysteries
Solo • 9 min
 

ENGLISH

SHEKARPAREH is an Iranian sweet that is too sweet that it gives you an unpleasant sensation. SHEKARPAREH comes from Mitra Ziaee Kia’s curiosity and interest towards women in a period in which Iranian kings had many wives. In the end, most of these women would be forgotten in their loneliness. The choreography is initiated from discipline and fitting into various frames to randomness and deformity, from stillness to movement, from stability to instability, from quiet to screaming.

Prelude to Persian Mysteries is a research project. It relies on traditional Persian music, ancient Persian rituals from the Zoroastrian era and spiritual notions. In terms of movement, it tries to explore and discover what contemporary Persian dance might look like…

SHEKARPAREH et Prelude to Persians Mysteries sont deux solos portés par MaHa, un collectif iranien qui regroupe depuis 2013 de jeunes artistes indépendants travaillant sur le corps et le mouvement.
 

L'idée du premier a pris forme lorsque Mitra Ziaee Kia a découvert une vieille collection d'images de femmes iraniennes datant de l'époque Qajar (1786-1925), une période pendant laquelle les rois iraniens avaient de nombreuses épouses, qui toute leur vie attendaient de partager le lit royal et finissaient pour la plupart oubliées dans leur solitude. SHEKARPAREH est donc le regard que la chorégraphe et interprète porte sur cette époque, et ses résonances avec aujourd'hui. Elle offre ainsi l'image d'un corps empêché, une femme pour laquelle le voile est tour à tour une parure et une prison, qui oscille sans cesse entre la visibilité et l'invisibilité, le défi et la défense, la chute et l'énergie du recommencement - « Shekarpareh », en Iran, désigne une sucrerie si douce qu'elle peut laisser une sensation désagréable.



Dans le second, Sina Saberi commence par allumer une à une des bougies, puis disparaît dans le noir. Lorsqu'il revient dans la lumière, il est recroquevillé au fond. Il se déplie ensuite doucement, et commence à danser. Il tente alors de s'approprier l'espace, de plus en plus largement, de plus en plus rapidement, dans des mouvements proches d'une étrange prière, accompagné de crépitements puis de musique persane. Dans ce solo mystérieux, Sina Saberi cherche un chemin entre un passé invisible, celui de la musique persane traditionnelle et des rituels de l'ère Zoroastrienne (qui fut la religion de l'Iran jusqu'à son islamisation, au VIIe siècle) et un présent fragmenté, troué, puisque que la danse persane a été bannie pendant quarante ans.

L'un comme l'autre invitent ainsi à des solos qui s'efforcent de renouer avec un passé riche et en partie occulté depuis 1979 et la révolution iranienne, pour l'explorer à l'aune du mouvement et des corps d'aujourd'hui.

MaHa/ Mitra Ziaee Kia, SHEKARPAREH [Sugar Candy]
CONCEPTION, INTERPRÉTATION : Mitra Ziaee Kia
MUSIQUE : Farbod Maeen
COSTUMES : Reza Nadimi
VISUELS : Ramin Bahadori
CRÉATION LUMIÈRES : Ali Kouzehgar

MaHa/ Sina Saberi, Prelude to Persian Mysteries
CONCEPTION, INTERPRÉTATION : Sina Saberi
MUSIQUE : Ali Akbar Moradi, Keyhan Kalhor, Farbod Maeen
COSTUMES : Reza Nadimi