Arnaud Gerniers
Belgique

Louise Vanneste

Thérians

  • Samedi 3 juin 2017  • 19h 30
  • Dimanche 4 juin 2017  • 16h

    La Chaufferie

50 min [création]

ENGLISH

Thérians comes from therianthropy that defines the mythological capacity of human beings to change into animals. It is not about exploring mimetic relations but a way of being in the world. Louise Vanneste’s choreography blends intuition, instinct and composition : Louise Vanneste’s choreography blends intuition, instinct and composition : the solo dance, the sound as an electro-organic soundtrack, a photography as a source of light... every medium is stripped, such as an erosion, but keeps invisible tracks from where it has been through.
The young Brussels choreographer creates a piece that bets on silence of presences with a huge economy of means, and puts challenge into sensory and perceptual experience. What’s being there ? What’s dancing for someone ? What are the changes when something is modified surreptitiously ? It lies in each of us appropriating the piece, getting our own vision, connecting eyes, brain and imagination.

Dans sa recherche chorégraphique, Louise Vanneste traite l’humain et le corps en tenant compte de son animalité. Thérians vient de thérianthropie qui se définit par la capacité mythologique de l’être humain à se transformer en animal. Il ne s’agit bien sûr pas tant d’explorer des relations mimétiques mais une manière d’être au monde. Son écriture chorégraphique mêle ainsi l’intuition, l’instinct et la composition.
Ici, cela se traduit surtout par une manière de présenter son corps, dans une exposition de soi et une relation directe et limpide avec le spectateur, qui met en place une intimité assimilable au lien qui se tisse entre un lecteur et « son » livre.
Dans cette pièce, elle radicalise la forme et concentre le vocabulaire de la danse, de la lumière et du son à des principes spécifiques : la danse en solo, la matière sonore sous forme d’une B.O. électro-organique, la projection d’une photographie comme source d’éclairage du plateau. Si chacun a une existence autonome, ils participent d’un même organisme, se renvoyant les uns aux autres, comme par iridescence.
Chaque médium, travaillé selon un principe d’érosion, est dépouillé mais garde des traces invisibles de ce par quoi il est passé. La jeune chorégraphe bruxelloise crée ainsi une pièce qui mise sur le silence des présences avec une grande économie de moyens et place l’enjeu dans l’expérience sensorielle et perceptive. Qu’est-ce qu’être là ? Qu’est-ce que danser pour quelqu’un ? Qu’est-ce qui change lorsque quelque chose se modifie subrepticement ? À chacun ensuite de s’approprier la pièce, de faire sa propre expérience de regard, de tisser les liens entre son oeil, son cerveau et son imaginaire.

 

 

Conception : Louise Vanneste
Chorégraphie, interprétation : Louise Vanneste,
Youness Khoukhou
Assistante à la chorégraphie, regard extérieur
et dramaturgique : Anja Röttgerkamp
Scénographie, éclairage : Arnaud Gerniers
Musique : Cédric Dambrain
Création costumes : Céline Lellouche
Réalisation des costumes : Atelier de costumes du Théâtre de Liège
Accompagnement dramaturgique : Olivier Hespel

Production : Louise Vanneste – Rising Horses
Coproductions : Charleroi danses –
Centre Chorégraphique de la Fédération
Wallonie-Bruxelles, Rencontres chorégraphiques
internationales de Seine-Saint-Denis, Théâtre de Liège – dans le cadre du réseau IMPACT (International
Meeting in Performing Arts and Creative Technologies)
soutenu par le Programme Interreg V Eurégio
Meuse-Rhin, Les Halles de Schaerbeek,
Les Brigittines (Bruxelles)
Soutiens : Fédération Wallonie-Bruxelles,
Administration générale de la culture, Service générale de la création artistique, Grand Studio

Charleroi Danses s’engage à produire, présenter et accompagner les œuvres des artistes Ayelen Parolin et Louise Vanneste durant trois années de 2017 à 2020. Louise Vanneste est artiste partenaire des Halles de Schaerbeek et accompagnée par Grand studio.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles International