Daina Ashbee
Québec-Canada

Daina Ashbee

Pour

  • Vendredi 19 mai 2017  • 19h 30
  • Samedi 20 mai 2017  • 19h 30
  • Dimanche 21 mai 2017  • 16h

    Le Colombier

Solo • 60 min

ENGLISH

Pour is a work that explores the vulnerability and strength of women, uncovering the layers of sickness in our bodies and transforming energy through performance. Daina Ashbee used her own menstrual cycle as the hub of her interest throughout the creation. She utilizes imagery she has gathered from both Indigenous seal hunting and commercialized seal slaughter to evoke sensations of cycle, tradition
and destruction. Like her previous works, Daina Ashbee has created a dark and disturbing creation that confronts the audience.
Her use of repetition evokes transformation which hints towards many possibilities for a resolution, while maintaining an intense vulnerability between the performer and the audience.

Le travail de la jeune chorégraphe Daina Ashbee, québécoise descendante du peuple Métis par son père, est imprégné de la violence faite aux minorités autochtones du Canada et notamment aux femmes.
 

Dans ce solo, tout commence dans le noir, où résonne régulièrement un cri aigu comme une note fragile, tendue, qui s’arrête et reprend, parfois tremblante et vacillante. Lorsqu’une lumière blanche laisse enfin apparaître la danseuse, elle est torse nue, immobile, provocante, le regard vide et étrange fixé sur un point précis. Cette façon de faire face au public, puis de se déshabiller, instaure un léger malaise. Celui du voyeur découvert, celui d’avoir sous les yeux une femme à la merci de ceux qui la regardent, sans échappatoire possible.
 

Paige Culley, interprète d'une grande expressivité, successivement absente à elle-même, stoïque et défiante, dégageant autant de force que de vulnérabilité, se transforme tour à tour en pur objet sculptural, en corps animal et sensuel, ou en être blessé, traversé par la violence - celle qu'il s'inflige, celle à laquelle on le renvoie. Ici, le corps se tend et tremble, appelle et se replie, se contracte et se retrouve en posture difficile, crie et gémit, est pris de spasmes, cogne le sol de plus en plus vite, de plus en plus fort, devenant un instrument percussif, se débat comme un poisson hors de l’eau avant de reprendre enfin pied.
 

Daina Ashbee signe une pièce sombre, dérangeante et puissante, habitée par une violence sourde, et expose le rapport entre ceux qui la subissent et ceux qui en sont témoins.

DIRECTION ARTISTIQUE, CHORÉGRAPHIE, SCÉNOGRAPHIE : Daina Ashbee
INTERPRÉTATION : Paige Culley
INTERPRÈTE STAGIAIRE : Emilie Morin
CONCEPTION SONORE : Jean-François Blouin
CRÉATION LUMIÈRES : Hugo Dalphond

Avec le soutien de la Délégation générale du Québec