© Bart Grietens
Canada / Belgique

Ula Sickle

Kinshasa Electric

  • Vendredi 13 juin 2014  • 20h 30
  • Samedi 14 juin 2014  • 20h

    Nouveau théâtre - salle Jean-Pierre Vernant

pièce pour 3 danseurs et deux artistes invités • 55 minutes

[création]

ENGLISH

 

Working together with three dancers from Kinshasa, Ula Sickle explore the most popular dances of the moment, taking as a starting point the local stage – be it a concert stage or a nightclub dance floor – where dances get invented and reinvented. They are joined by Daniela Bershan, aka. Baba Electronica, an Israeli-German artist/DJ with whom they create a new sound track mixing international rhythms with local beats. In each city a local artist is invited for a short guest appearance. Rather than focusing on the distance between Kinshasa and Paris, or Africa and the rest of the world, the project focuses on the many connections and exchanges taking place within a globalized context.

Depuis 2008, Ula Sickle a fait de fréquents voyages en République démocratique du Congo. Elle en a ramené deux solos, Solid Gold et Jolie. Le premier s'intéressait aux racines du hip-hop et s'employait à rendre visible son origine. Le second se penchait sur la manière dont une danseuse congolaise pouvait s'approprier une forme contemporaine à partir de danses populaires.

 

Avec Kinshasa Electric, Ula Sickle poursuit cette démarche consistant à chercher les points de passages entre les cultures. Elle a donc choisi de travailler une nouvelle fois en étroite collaboration avec trois interprètes de Kinshasa. Ensemble, ils explorent les danses les plus populaires du moment, prenant comme point de départ la scène locale, que ce soit celle des concerts ou celle des boîtes de nuit, là où s'invente et se réinvente la danse.
Armés de micros et contrôlant la lumière comme le niveau sonore, les danseurs utilisent la scène comme un espace où présenter, libérer et réinventer leurs visions du présent et du futur. Pour concocter la bande-son, la chorégraphe a fait appel à Daniela Bershan, alias Baba Electronica, DJ israélo-allemande qui apporte avec elle un grand échantillon de musique locale et de rythmes internationaux, afin de les mixer avec les voix live. En outre, pour chaque tournée, un artiste local sera invité pour une courte intervention scénique.
Dans ce travail, centré sur les danses contemporaines populaires, Ula Sickle et les interprètes cherchent la relation entre une voix collective et une voix individuelle, entre ce qui relève du global et ce qui ressort du local. 

 

Comme dans ces précédents solos, plutôt que de se focaliser sur la distance qui sépare Kinshasa de Paris, ou celle qu'il y a entre l'Afrique et le reste du monde, Kinshasa Electric s'intéresse aux multiples connections et aux échanges possibles dans un contexte globalisé, qu'ils soient d'ordre culturel (la danse, l'art, la musique) ou commercial (les images médiatiques, la mode, les échanges de biens…). En partant d'une approche formelle et chorégraphique, la pièce observe et souligne les frontières floues entre ici et là-bas, entre la culture populaire et la culture savante, entre l'art et le commerce, l'authenticité et l'opportunisme. Elle cherche ainsi ce qui rassemble plutôt que ce qui divise, ce qui préserve les différences plutôt que ce qui les fond dans une masse uniforme. 

Conception, chorégraphie Ula Sickle
Création, interprétation, style Popol Amisi, Daniela Bershan, Jeannot Kumbonyeki, Joel Tenda
Concept musical et son live Baba Electronica (Daniela Bershan)
Artistes invités Jolie Ngemi, Lune
Scénographie Ula Sickle, Daniela Bershan
Création lumière Sickle, Gwen Laroche
Dramaturgie Sébastien Hendrickx
Technique  Gwen Laroche

Production exécutive Caravan Production - Bruxelles 
Coproduction Kunstenfestivaldesarts - Bruxelles, KVS - Bruxelles, Noorderzon Performing Arts Festival - Groningue,  Spring Performing Arts Festival – Utrecht, NXTSTP avec le soutien du Programme Culture de l’Union européenne
Soutien Autorités flamandes – projets internationaux

Parcours de Ula Sickle

Ula Sickle (CA/PL/BE), chorégraphe et performeuse, vit et travaille à Bruxelles (BE).

Artiste transdisciplinaire, elle collabore souvent avec des complices œuvrant dans d'autres domaines, qu'il s'agisse des arts visuels, de la musique contemporaine ou de l'architecture. Alors que son travail prend des formes variées, de l’installation vidéo à la performance live, il est sensiblement influencé par une approche chorégraphique du mouvement et un travail sur la perception et la réception, spécifique à l’art vivant.

 

Sa quête d'une alternative au canon de la danse contemporaine l'a amenée à rencontrer des performeurs qui incarnent d'autres histoires du mouvement : par exemple, dans ses collaborations avec des performeurs de la République démocratique du Congo (Solid Gold, 2010, et Jolie, 2011, Kinshasa Electric, 2014), ou dans son travail avec Marie De Corte, une danseuse autodidacte proche de la soixantaine (Extreme Tension, 2012), ou avec une chanteuse expérimentale (Prelude, 2014). En s'appuyant souvent sur des performeurs puissants, Ula Sickle recherche des formes d'écriture chorégraphique où codes culturels et pouvoirs politiques de la danse populaire se révèlent ; lorsque la musicalité et la matérialité du corps lui-même peuvent prendre une place centrale.

 

La manière dont elle utilise la lumière et le son, non seulement en tant que système de composition mais également en tant qu’élément actif du processus chorégraphique, constitue un aspect récurrent de son travail et occupe une position centrale, notamment dans ses Light Solos (2010-13), créés avec l'artiste sonore Yann Leguay ou Extended Play en collaboration avec l’artiste visuelle Daniela Bershan (DJ Baba Electronica).


Aux Rencontres chorégraphiques :
2011 Jolie
2014 Kinshasa Electric