Perrine Valli | Une femme au soleil - © Christian Lutz
Suisse / France

Perrine Valli

Une femme au soleil

  • Mardi 5 mai 2015  • 19h 30
  • Mercredi 6 mai 2015  • 19h 30

    Nouveau théâtre - salle Maria Casarès

pièce pour 4 interprètes • 60 minutes

[création]

ENGLISH

 

Perrine Valli questions desire through a dance quartet composed of two women and two men. This piece is inspired by the famous painting by Edward Hopper A woman in the sun in which a naked woman stands with a cigarette in her hand in a sunlit bedroom. “We don’t know if we are before or after the sexual act or simply in her head, but the sexual imaginary is present, by the unmade bed, the nudity, the high heels at the foot of the bed” said Perrine Valli.
In Une femme au soleil, Hopper’s pictural work is approached by a simultaneous representation of the inside and the outside in a journey towards imagination, abstraction and emotion.

Une femme au soleil est le troisième volet d'une série de six pièces initiées par Perrine Valli autour de la thématique du désir, travaillée dans un cycle long dans lequel le désir de danse lui-même peut trouver sa juste place. A partir de six tableaux d'Edward Hopper, qui donnent leur titre à chacun des opus, la chorégraphe et danseuse s'empare ainsi de la question de l'autre, du rapport entre les corps. Elle poursuit, après de nombreux solos et travaux collaboratifs, un travail en tension permanente entre narration et abstraction, une recherche de la relation entre dedans et dehors, la représentation simultanée de l'intérieur et l'extérieur, considérée ici comme une métaphore du rapport sexuel et désirant entre les corps.

 

Dans Une femme au soleil, ce qui est plus spécifiquement en jeu est le désir féminin – le tableau éponyme de Hopper présente une femme nue, debout, une cigarette à la main, dans une chambre éclairée par le soleil. « On ne sait pas si on est dans l'avant, l'après l'acte sexuel ou simplement dans sa tête mais l'imaginaire sexuel y est ouvert, par le lit un peu défait, la nudité, les chaussures à talons au pied du lit » dit ainsi Perrine Valli.

 

Sur scène, accompagnés d'une musique instrumentale de Polar, deux femmes et deux hommes se cherchent, se rapprochent, s'éloignent, se frottent, se lâchent. Ce sont presque les mêmes : les deux danseuses d'un côté, les deux danseurs de l'autre, sont habillés de la même façon et se ressemblent, car ici ce qui compte n'est pas la question du couple mais celle de la circulation du désir dont « La véritable catégorie n’est pas en définitive la proximité, mais l’approche. Pas un état, mais un mouvement […]» selon les termes du philosophe Jean-Luc Nancy.

Conception, chorégraphie : Perrine Valli
Interprétation : Sylvère Lamotte, Marthe Krummenacher, Gilles Viandier, Perrine Valli
Création sonore : Polar – Eric Linder
Création lumières : Laurent Schaer
Scénographie : Perrine Valli, Claire Peverelli

Production : Compagnie Sam-Hester
Coproduction : ADC (Genève), Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis
Résidence : Centre culturel suisse (Paris)
Soutiens : Ville de Genève, Loterie romande, Fondation Nestlé pour l'Art

 

Avec le soutien de Pro Helvetia

Parcours de Perrine Valli

D’origine franco-suisse, Perrine Valli suit une formation riche en technique au Conservatoire National de Lyon, Centre de développement chorégraphique de Toulouse et à la London Contemporary Dance School. En tant qu’interprète, elle travaille avec les chorégraphes Estelle Héritier et Cindy Van Acker. Elle forme sa propre compagnie l’Association Sam-Hester en 2005 et créé treize pièces Ma cabane au Canada, Série, Je pense comme une fille enlève sa robe, Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt, Deproduction, La cousine machine, Si dans cette chambre un ami attend..., Laissez-moi danser, Le cousin lointain, Intérieur en été, Deuxième étage dans la lumière du soleil et Les Renards des surfaces présentée à Lausanne pour l’ouverture de saison du Théâtre de Vidy. Ses créations sont présentées sur de nombreuses scènes en Suisse (ADC, Journées de la Danse Contemporaine Suisse, Arsenic, Théâtre de l’Usine, Sevelin 36, Tanzhaus…), France (Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine Saint Denis, Festival Faits d’Hiver, Maison de la Danse de Lyon, Quartz, CCS…) Espagne (Mercat de les Flors, Teatro Cicca…), Belgique (Budascoop), Pays-Bas (Melkweg), Allemagne (Tanz im August festival), Russie (TsEKH), Japon (Institut francojaponais, TPAM, Yokohama Dance Collection…) et en Australie (Melbourne Festival). Artiste résidente à Mains d’Oeuvres durant quatre ans, Perrine Valli remporte en 2007 le premier prix du concours international de chorégraphie Masdanza et obtient en 2009 une résidence de recherche CulturesFrance « Villa Médicis Hors les murs » effectuée au Japon. La question de l’identité sexuelle tient une place centrale dans sa recherche, tout comme l’articulation de la relation entre narration et abstraction dans son travail chorégraphique.