Moto Takahashi | KIBOU ga doutoka - © Manaho Kaneko
Japon

Moto Takahashi

KIBOU ga doutoka

  • Lundi 1 juin 2015  • 19h 30
  • Mardi 2 juin 2015  • 19h 30
  • Mercredi 3 juin 2015  • 19h 30

    Le Colombier

solo • 21 minutes

ENGLISH

 

Kibou means hope in Japanese. I cannot clearly tell whether hope exists or not, but seems there is a feeling of expectation somewhere in my mind. The moment this subtle feeling is gone, my existence would also disappear. This piece is about my being, the world that would remain without my being, the presence of my companion, and the solitude I can never escape. This piece brings me back to what has already been lost.

Moto Takahashi

En japonais, kibou signifie « espoir ». « Je ne sais pas si l'espoir existe ou non, mais il semble y avoir un sentiment d'attente quelque part en moi. Si ce sentiment subtil disparaissais, je disparaîtrais aussi », dit Moto Takahashi.

Dans son solo, l'attente prend des tonalités diverses. D'abord sombre et désemparée, avec la figure d'un SDF traînant un sac plastique et tournant en rond,  puis de plus en plus combative et solaire, et finalement apaisée. Car le sac plastique du clochard se vide d'offrandes de papiers de couleur et libère en quelque sorte la gangue dans laquelle Moto Takahashi était enfermée. Au son d'une musique électro où l'emportent parfois quelques riffs de guitare ou la présence martelante de la batterie, elle se livre alors à une danse très rythmique, qui évoque tour à tour le hip hop et les arts martiaux, et revient à une quête, un tâtonnement, aux prises avec des forces qui la dépassent. Puis elle retrouve une danse où la vitesse et la virtuosité se conjuguent avant de tomber, de s'arrêter et d'observer. Comme si, partant d'un deuil impossible et toujours recommencé, elle parvenait à revenir au monde, à redessiner les contours qui lui permettent de revenir du côté du vivant, à se remettre dans le mouvement.

À l'image des couleurs successives dans lesquelles le plateau est baigné, dans KIBOU ga doutoka, rien n'est fixe et définitif, tout est changeant. Et c'est peut-être simplement cela, la figure de l'espoir.

Conception, interprétation : Moto Takahashi

Soutien : "Program of Overseas Study for Upcoming Artists" – Agence des Affaires Culturelles du Gouvernement du Japon

 

Avec le soutien de la fondation franco-japonaise Sasakawa

Parcours de Moto Takahashi

Moto Takahashi a débuté la danse avec le ballet dans sa tendre enfance puis a commencé à créer des performances pour solos et duos pendant ses années d’études à l’université. En 2011, elle rejoint la compagnie Tokyo ELECTROCK STAIRS, dirigée par le chorégraphe KENTARO!! et se produit au Japon et à l’étranger. Elle enseigne également la danse dans des lycées.
En 2010, elle présente la première de Naimono-Nedari. En 2011, le trio de danse auquel elle appartient, CRUSH THE TYMKS, crée la performance Hoshi Furanai Yoakemae. La même année, en tant que membre de TOKYO ELEKTROCK STAIRS, elle est programmée hors Japon pour la première fois, et danse en Allemagne  au Theater im Pumpenhaus (Münster), à Tanzhaus (Düsseldorf) et à fabrik Potsdam. En 2013, elle crée le solo Nakunaru (Disappears). En 2014, CRUSH THE TYMKS produit YUREIZAKA to SHINONONOME. Elle est sélectionnée en tant que finaliste de la Yokohama Dance Collection EX2012 Competition et concourt avec sa pièce Aiiro Toiki (Aiiro Sigh). En octobre 2014, elle crée KIBOU da doutoka, présentée en novembre à l’édition 2014 du Seoul International Choreography Festival. En 2015, elle se produira aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis (France) et au festival Fabbrica Europa (Italie).