© Loïc Benoit
France

Malika Djardi

Horion

  • Samedi 21 mai 2016  • 19h 30
  • Dimanche 22 mai 2016  • 17h

    La Chaufferie

duo • 55 minutes [création]     

 

SOIRÉE PARTAGÉE AVEC NINA SANTES

ENGLISH

 

In ancient French an “horion” is a violent hit on the head or shoulders, but also a rhythmic or energetic discharge. Horion is a duet conceived as an album composed of different tracks in which instruments are replaced by movements, gestures, expressions, costumes or objects: two strange creatures oscillate between primitive and techno-sapiens as they play with familiar references to produce poetic choreographies of rhythms. This duet is abstract and poetic, sometimes they take on slightly creaky and comical attitudes as they don’t hesitate to verge on the silly side of the movement, always questioning why and how we move, and how we move each other.

 

    « Horion » se dit d’un coup généralement violent. C’est bien de coups dont Malika Djardi s’empare dans cette nouvelle pièce, des coups considérés dans leur aspect le plus littéral (coup de pied, de tête, de poing, de rein) mais aussi comme charge ou décharge rythmique et énergétique, comme levier poétique.


    Conçue comme une sorte d’album live dont on aurait remplacé les instruments par du geste et du corps, par d’autres objets, la question du rythme y est centrale et le musical relève plus du percussif que de l’harmonie. Le corps est ici matière, musique, instrument, personnage, énergie, rythme et les interprètes des instruments plastiques comme des poupées ou des pantins. La chorégraphe recherche à la fois une légèreté dans la production de sons, de rythmes, de couleurs, et une attention à la manière dont un geste se transforme et devient un signe.


    Car Horion présente aussi un couple, sorte d’Adam et Eve, parfois abstrait et poétique, parfois grinçant et comique, n’hésitant pas à aller jusqu’au ridicule du geste. Si l’horion est un coup, Orion désigne dans la mythologie grecque un chasseur réputé pour sa beauté et sa violence dont la légende affirme qu’il fut transformé en un amas d’étoiles par Zeus. Ce mélange d’éclat et de brutalité, d’amour et de haine, traverse le duo et fait de la pièce une exploration poétique de la relation, une plongée rythmique dans ses possibles, l’évocation des coups que l’on doit toujours porter autour de soi pour construire et avancer.

Conception et chorégraphie : Malika Djardi
Interprétation : Nestor Garcia Diaz et Malika Djardi
Assistants à la composition musicale : Nicolas Taite et Thomas Turine
Technique son et création musicale : Thomas Turine
Régie son : Éric Yvelin
Création lumière : Mathilde Chamoux
Costumes : Ateliers de couture du Théâtre de Liège : bodies, tutu et gants / La Bourette : protections et ceinture métronome / Marie-Colin Madan : masques et finitions / Nodd Architecture : sabots
Scénographie : LFA Looking For Architecture / Yannick Kosc
Conseils à la dramaturgie : Youness Anzane
Crédits photos : Loïc Benoît

 
Production déléguée : Association Stand
Coproduction : Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, Théâtre de Liège, Charleroi Danses, Le Manège de Reims — Scène nationale, L'échangeur - CDC Hauts-de-France
Résidences et soutiens : CND Centre national de la danse (Pantin), CND Centre national de la danse Rhône-Alpes (Lyon), Scène 7/ Le Croiseur (Lyon),  La Raffinerie- Charleroi Danses, Le Manège de Reims — Scène nationale, L'échangeur - CDC Hauts-de-France

Parcours de Malika Djardi

Après une formation en arts plastiques, elle intègre des études supérieures en danse contemporaine à l’UQAM de Montréal puis au Centre National de Danse Contemporaine à Angers de 2009 à 2011. Elle est invitée par Jean-Marc Adolphe à l’édition 2010 de SKITE au cours de laquelle elle crée une première pièce de groupe Love Song réunissant Perle Palombe, Yohann Alex, Charles Chemin, Trajal Harrell, Aude Lachaise et Maud Le Pladec. Avec le solo Sa Prière, crée en avril 2014 dans le cadre du festival Danseur à Bruxelles, elle poursuit une recherche sur la question de la performance comme objet de documentation. Depuis 2011, elle a travaillé en tant qu’interprète pour Mélanie Perrier, Pierre Droulers, Alexandre Roccoli et en tant qu’invitée sur Suite n°1 “ABC” du metteur en scène Joris Lacoste et son projet Encyclopédie de la parole. Actuellement, elle est interprète sur le projet Des aveugles de la metteure en scène Clyde Chabot, ainsi que pour la chorégraphe Ola Maciejewska sur la pièce Bombyx Mori.

 

Aux Rencontres chorégraphiques :
2015 Sa Prière