Lisbeth Gruwez | Lisbeth Gruwez dances Bob Dylan - © Klaartje Lambrechts
Belgique — voetvolk

Lisbeth Gruwez

Lisbeth Gruwez dances Bob Dylan

  • Mardi 9 juin 2015  • 21h 30
  • Mercredi 10 juin 2015  • 21h 30

    La Dynamo de Banlieues Bleues

duo • 45 minutes

 

[création]

ENGLISH

 

Maarten used to play Bob Dylan, during warm-up and rehearsals of our previous shows. While I hated the music, he taught me, with great patience and affection, more about Dylan, by speaking about him and explaining his tracks. For me, it’s like a metaphor for friendship. Friends open up a world before us, they upset our habits, take us to other places, which I perhaps would never have found alone. Bob Dylan, his work and his life are such places. Today, his music and his story inspire me and support me in my own research process. The solo says it all: friendship, loyalty, knowledge transfer. A kind of thank you sent to my guides.
Lisbeth Gruwez

La proposition est toute simple : Lisbeth Gruwez dances Bob Dylan. La pièce l'est aussi : Maarten Van Cauwenberghe, complice habituel de la chorégraphe et danseuse, passe plusieurs titres du chanteur sur de vieux vinyles, tandis que Lisbeth Gruwez danse, seule en scène, en simple tunique blanche, instaurant parfois de très légers décalages entre le départ d'une chanson et celui du mouvement. Parfois, ils dialoguent silencieusement, unis dans leur écoute commune de ces chansons des années 60. Lisbeth Gruwez y voit d'ailleurs une métaphore de l'amitié. En effet, celle-ci détestait la musique de Bob Dylan avant de l'apprécier grâce à l'amour que Maarten Van Cauwenberghe lui porte, lui qui est un fan de toujours : « Les amis ouvrent un monde devant nous, ils bousculent nos habitudes, nous emmènent vers d'autres lieux, que l'on n'aurait peut-être jamais trouvés tout seul ».

Il en résulte une pièce d'une grande douceur, épurée et mélancolique, et qui possède une forme de grâce liée à l'aisance et la fluidité de la danse, au minimalisme du dispositif.

Lisbeth Gruwez dances Bob Dylan évoque ainsi les fins de soirée où la plupart des invités sont partis et où seul reste sur la piste, solitaire, quelqu'un qui poursuit, inébranlable et entêté, son dialogue intérieur avec la musique. A la différence près que celle qui reste ici dans la lumière est une prodigieuse interprète, habitée par une forme d'évidence. La pièce apparaît alors comme un éloge de la dilution et du lâcher-prise dans laquelle Lisbeth Gruwez livre une matière brute et aérienne, une invitation planante au voyage. 

Chorégraphie : Lisbeth Gruwez
Conception, interprétation : Lisbeth Gruwez, Maarten Van Cauwenberghe
Musique : Bob Dylan
Création lumières : Harry Cole
Costumes : Marie Szersnovicz

Production :Voetvolk vzw
Coproduction : Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, Ballet du Nord – Centre chorégraphique national Roubaix Nord Pas-de-Calais, Théâtre d’Arras / Tandem Arras-Douai, Les Brigittines (Bruxelles), Theater Im Pumpenhaus (Münster), Troubleyn | Jan Fabre (Anvers)
Soutiens : NONA (Malines), KVS (Bruxelles), Communauté flamande
Diffusion : Key Performance

Parcours de Lisbeth Gruwez

Lisbeth Gruwez a étudié la danse contemporaine à PARTS à Bruxelles.

Elle commence sa carrière professionnelle avec Ultima Vez, dans le projet Pasolini Of Heaven and Hell et Away From Sleeping Dogs avec Iztock Kova. Depuis 1999, Lisbeth Gruwez a travaillé avec Jan Fabre, dansant dans As the Worls Needs a Warrior’s Soul, suivi de Je suis Sang, créé dans la Cour d’honneur du Palais des papes au Festival d’Avignon (2005). En 2001, elle joue dans le film de Pierre Coulibeuf sur le travail de Jan Fabre Les Guerriers de la Beauté. En 2002, elle est interprète dans Images of Affection pour la Needcompany mis en scène par Jan Lauwers. Un an plus tard Lisbeth Gruwez travaille avec Grace Ellen Barkey dans Few Things et Cry Me a River de Riina Saastamoinen. Toujours en 2003, elle danse dans Foi chorégraphié par Sidi Larbi Cherkaoui. En 2004, Jan Fabre crée avec et pour elle Quando l’uomo donna è una Principale. Elle a également participé à l’installation Origine avec Peter Verhelst. Avec Maarten Van Cauwenberghe, elle fonde Voetvolk en 2006. L’année suivante, ils créent leur premier spectacle Forever Overhead. En 2008, elle danse avec Melanie Lane dans i!2, une création de Arco Renz. En 2008, elle tourne dans Lost Persons Area (2010), un film de Caroline Strubbe. Le film est nominé au Festival de Cannes l’année suivante et Lisbeth Gruwez reçoit le prix de la meilleure actrice féminine aux Movie Awards flamands. La même année, elle crée Birth of Prey. En 2010, elle crée son premier groupe de performance HeroNeroZero et joue le rôle principal d’un court métrage réalisé par Silvia Defranc. En 2011, elle crée L’Origine et It’s going to get worse and worse and worse, my friend, pièce présentée aux Rencontres chorégraphiques en 2012. En 2013, elle travaille avec le photographe belge Dirk Braeckman et en 2014 elle crée AH/HA, première pièce pour plusieurs interprètes de Voetvolk, présentée aux Rencontres chorégraphiques en 2014.