© OK Sang-hoon
République de Corée

Lee K. Dance

Mind-goblin

  • Samedi 28 mai 2016  • 17h 30
  • Dimanche 29 mai 2016  • 16h

    La Commune

solo • 30 minutes [création]

 

Focus Corée #1 : 4 spectacles présentés

 

Dans le cadre de l'Année France-Corée 2015-2016

ENGLISH

 

In this performance, identifying the foolish spirit of this confusing world as a goblin, we throw a traditional shamanism ritual for chasing away an evil and harmful spirit. LEE Kyung-eun sets up a stage for the goblins in her mind and body. She meets and appreciates the other “me” inside her just like in the old stories, where people met goblins and danced all night. She aims to understand that her mind and body is a small universe of its own and to fully appreciate the beauty of the diversity coexisting and creating that universe.

    Dans ce solo, la chorégraphe et danseuse LEE Kyung-eun s’inspire d’un rituel chamanique coréen, le Dokkaebigut. Celui-ci a pour objet d’expulser le Dokkaebi, un esprit de la mythologie effrayant qui peut aussi ressembler à un lutin à l’aspect grotesque et humoristique. Il consiste à chasser l’esprit malfaisant en plantant des bambous et en appliquant une serviette trempée de sang menstruel autour de la maison, en émettant des sons métalliques réputés l’effrayer, et en ne regardant jamais derrière soi pour ne pas risquer d’être vu et de devenir l’objet de sa vengeance.

 

    Sur scène LEE Kyung-eun semble à la fois l’esprit troublé et possédé, l’oeil ailleurs, le corps comme détaché d’elle, et le chaman qui pratique le rite d’exorcisme. Le corps s’attrape, s’étend, cherche l’espace, explore son territoire, se regarde comme dans un miroir absent, mâche quelque chose, écoute, glisse, avance les yeux fermés. La chorégraphe joue ainsi sur la présence et l’absence à soi-même : « Il n’y a pas et il y a. Il y a et il n’y a pas » dit-elle.

 

    C’est dans cette tension entre ici et ailleurs que se loge Mind-goblin (littéralement « l’esprit du lutin »). Des voix murmurées dans des langues différentes se mêlent à la musique lancinante et peuplent la scène de leurs présences étranges. Parfois on entend prononcer « Kyrie eleison », la prière de supplication des chrétiens, qui, dans sa brièveté, renferme l’aveu implicite de toutes nos misères. Mind-goblin se présente ainsi comme une incantation visant à composer avec un monde confus et chaotique.

Chorégraphie, interprétation : LEE Kyung-eun
Création son : Jimmy Sert
Création lumières : KONG Youn-wha
Dramaturgie : AHN Kyungmo
Costume: Lie Sang Bong

Production : Lee K. Dance
Coproduction : Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, SIDance — Seoul International Dance Festival

Parcours de Lee K. Dance

La compagnie de danse contemporaine Lee K. Dance (LKD) a été fondée par la chorégraphe Lee Kyung-eun en 2002. Ses membres sont réputés pour leur entraînement rigoureux, leur expression aussi bien que pour leur ouverture d’esprit, leur interprétation précise et l’audace de leurs expériences. Tout en associant chorégraphies originales, énergie explosive, pureté et esprit de compétition, LKD a été accueilli par la critique et par le public comme une compagnie à la fois artistiquement talentueuse et populaire.

Parcours de LEE Kyung-eun

Formée en danse contemporaine, en danse classique et en danse traditionnelle coréenne et japonaise, LEE Kyung-eun détient un Bachelor et un Master en études chorégraphiques ainsi qu’un Doctorat en Arts du spectacle. Après des débuts avec Wavering Mind en 1996, elle fonde en 2002 Lee K. Dance. Elle se présente rapidement sur la scène internationale en participant à l’Atelier du Monde au Festival Montpellier Danse en 2002. Elle collabore avec des homologues chinois et japonais pour HIMIKO produit par Aoyama Theatre au Japon, et gagne plusieurs prix internationaux de chorégraphie notamment pour sa pièce ONE. En 2004, elle collabore avec un danseur japonais pour Beetween et présente TWO, résultat de sa collaboration avec un compositeur de musique contemporaine chypriote et produit par la Fondation Royaumont. En 2006, alors que TWO et Spring dream sont respectivement sélectionnés au PAMS Choice 2006 et 2008, elle gagne le prix d’interprétation en danse. Elle est sélectionnée en tant que l’une des cinq meilleures solistes au Korea Dance Awards pour Nevertheless en 2014.