© Camilla Greenwell
© Camilla Greenwell
Catalogne, Espagne

La Veronal / Lali Ayguadé

Portland

  • Lundi 14 juillet 2014  • 18h
  • Mardi 15 juillet 2014  • 18h
  • Mercredi 16 juillet 2014  • 18h
  • Jeudi 17 juillet 2014  • 18h
  • Vendredi 18 juillet 2014  • 18h
  • Samedi 19 juillet 2014  • 18h
  • Dimanche 20 juillet 2014  • 18h

    Théâtre La Parenthèse - Avignon

solo • 30 minutes

dans le cadre de la belle scène saint-denis

ENGLISH

 

Both the movement vocabulary of La Veronal and the personality of Lali Ayguadé present Portland, a reflection on the power of contemplation. Is there the idea of contemplation above the idea of action? Does contemplation as a simple fiction cause a possible interaction with the viewer? Isn't it possible for the viewer evading the responsibility for what he sees? Does contemplation as an entertainment serve to escape from what we should have to face?

La fascination de Marcos Morau, chorégraphe au sein de la compagnie La Veronal, pour la géographie, l'a amené à choisir des pays ou des villes comme point d'ancrage de ses créations, créant des analogies entre la danse et les territoires. C'est ainsi qu'il s'est lancé dans un Décalogue, qui propose un état du monde en lieu et place des dix commandements. La Suède, la Finlande, la Russie, l'Islande, le Maryland ont déjà été explorés au cours de pièces de groupes, qui, chaque fois, s'inspirent de quelques images fortes du territoire pour les réinjecter dans une chorégraphie qui à la fois s'y réfère et s'en échappe. 

 

A l'intérieur de ce projet sont nées de petites formes, solos ou duos. Portland est de celles-là. Sous-ensemble du volet « Maryland », elle prend comme la pièce maîtresse, le paysage américain en toile de fond, proposant une vision de l'Amérique à la fois familière et désaxée. On y croise un drapeau américain, on y entend des coups de feu et les cris d'une arrestation, une musique de western et la Lettre à Elise. On y entend un discours de Barak Obama qui reprend les grands mots du rêve américain, comme pays de tous les possibles (« You can make it here, in America […] Keep the promise of our family… ») ou une analyse des croisières de luxe. 

 

La danseuse Lali Ayguadé, elle, réagit, mime, accompagne les sons qui lui parviennent dans une gestuelle à la fois virtuose et stylisée, évoquant tour à tour le Charlie Chaplin du Dictateur, un art martial, un cow boy ou la direction d'une chorale tandis que la bande sonore mélange les musiques, donne une résonance particulière aux discours, les distord, les fait bégayer. Marcos Morau souligne ainsi ironiquement la difficulté à répondre à l'injonction répétée « You are you » (mots par lesquels s'ouvre et se clôture la pièce) dans un environnement saturé de signes, de paroles et d'images éternellement re-mixés, recyclés. Mais Portland avance pourtant aussi une forme de réponse en alliant les références balisées à la beauté plastique et à la virtuosité de la danse car « même si nous observons, même si nous fouillons avec notre regard dans son évidence, quelque chose sera toujours en train de s'enfuir. ». 

 

Conception, direction Marcos Morau
Chorégraphie Marcos Morau, Lali Ayguadé
Interprétation Lali Ayguadé
Conseil dramaturgique Pablo Gisbert - El Conde de Torrefiel, Roberto Fratini
Costumes Ludmila Vitsheva
Scénographie, création lumière Xesca Salvà
Musique Clair de Lune, Lettre à Elisa, Ludwig van Beethoven
Texte David Foster Wallace
Adaptation Laura Cosme

Production La Veronal 
Soutien Mercat de les Flors, El Graner Fàbrica de Creació – Barcelone, INAEM - Ministère de l'Éducation et de la Culture, Generalitat de Catalunya – Département de la Culture

 

En partenariat avec l'Institut Ramon Llull

dans le cadre du programme Avignon à la Catalane 2014