© Marc Domage
France — Pays-Bas

Herman Diephuis

CLAN

  • Samedi 28 mai 2016  • 21h
  • Dimanche 29 mai 2016  • 19h

    La Commune

pièce pour 6 interprètes • 55 minutes

ENGLISH

 

CLAN is the story of a group that is determined to live in a festive world, refusing the possibility that everything could end — as if they were dancing on a volcano. The piece is like a ritual, where one common idea allows different presences to emerge from each other, the whole forming a continuous movement. The group is one body but individuals emerge, in a solo, a duo, the group never losing its cohesion. The unifying dynamic is made of contradictions and paradoxes. In CLAN, we see a group which, in a defined time faced with an imminent end, oscillates between denial and clairvoyance, risking taking the wall head-on.

    Si on se dit qu’un clan est une structure close, alors il y a presque de quoi s’étonner du titre de la nouvelle pièce d’Herman Diephuis, laquelle distille une atmosphère très ouverte. Dans CLAN, six jeunes gens, garçons et filles, traversent une soirée de danses, comme quiconque en a vécu, façon anniversaire, ou sortie en discothèque. Voilà qui pourrait sembler bêtement nonchalant, simplement plaisant.

 

    Il y a, d’ailleurs, de la tonalité swing, de l’atmosphère pop, dans cette pièce où les solos se dégagent dans la continuité du groupe, sans jamais la moindre posture d’autorité. La danse s’y donne en continu, entêtée. Elle est une visite d’humeurs partagées. Étonnamment incisive, obstinée, elle densifie peu à peu le temps, mais en se gardant de le rendre frénétique.

 

    Un parcours s’éprouve, jusqu’à l’épuisement, qui se joue sur un goût érinté de petits matins, frissonnants, partagés. CLAN donne à envisager tout ce qui, du sens de vivre, se dénoue dans ce genre d’instants.

 

    La fête a connu sa transmutation poétique, son engagement existentiel. Pièce d’un groupe en rencontre, CLAN repose sur la farouche implication de ses interprètes, à hauteur d’échange. L’écriture chorégraphique s’est inspirée des sources musicales, iconiques, filmiques qui ont fondé la fièvre festive des cultures urbaines modernes. De ces motifs physiques, elle extrait des essences qui parent d’une troublante beauté l’affirmation d’un goût de vivre et de danser, dont les significations emportent, importent, bien au-delà du vertige.

Conception, chorégraphie : Herman Diephuis
En collaboration avec et interprété par : Ousseni Dabare, Julien Gallée-Ferré, Mélanie Giffard, Nina Santes, Betty Tchomanga, Teilo Troncy
Conseil artistique : Dalila Khatir
Costumes : Mariette Niquet-Rioux
Création lumières : Sylvie Mélis
Création sonore : Séverine Krouch

Production : association ONNO
Coproduction : Espace des Arts — scène nationale de Chalon-sur-Saône, CND Centre national de la danse (Pantin), Le Forum — scène conventionnée de Blanc-Mesnil, CCN de Franche-Comté à Belfort, CCN d’Orléans dans le cadre de l’accueil-studio
Soutien : ADAMI

Parcours de Herman Diephuis

Herman Diephuis est né en 1962 à Amsterdam. Il a travaillé comme interprète pendant plusieurs années avec de nombreux chorégraphes : Régine Chopinot, Mathilde Monnier, Jean-François Duroure, Philippe Decouflé, François Verret, Jérôme Bel, Xavier Le Roy et Alain Buffard. En 2002, il chorégraphie La C et la F de la F dans le cadre du projet Les Fables à la Fontaine. Il crée sa compagnie en 2004 afin de mettre en œuvre ses propres créations et projets : D’après J.-C. (duo-2004), Dalila et Samson, par exemple (duo-2005), Julie, entre autres (sextuor-2007), Paul est mort ? (trio- 2008), Ciao bella (quinttet-2009), Exécutions (solo-2011), All of me et Let it be me (solos-2012 et 2013), Objet principal du voyage (quatuor-2012) et Let it be all of me, at last (duo-2013). En parallèle, il développe des projets de création avec des amateurs et des propositions spécifiques pour des musées, comme Impressions en mai 2013.

 

Aux Rencontres chorégraphiques :
2004 D’après J.-C.