© Paolo Porto
Italie

Francesca Foscarini

Cantando sulle ossa

  • Lundi 14 juillet 2014  • 10h
  • Mardi 15 juillet 2014  • 10h
  • Mercredi 16 juillet 2014  • 10h
  • Jeudi 17 juillet 2014  • 10h
  • Vendredi 18 juillet 2014  • 10h
  • Samedi 19 juillet 2014  • 10h
  • Dimanche 20 juillet 2014  • 10h

    Théâtre La Parenthèse - Avignon

solo • 15 minutes

dans le cadre de la belle scène saint-denis

ENGLISH

 

What happens when the will abdicates and the body lets itself be guided by movement? What happens when it indulges in the pleasure of being lost in the vastness and emptiness of space? Looking for the right place for the body, a body whose bones, clinking like glass, are the only thing that remains.

Dans la pénombre, un corps avance lentement, vêtu de gris, les mains dans les poches, tandis qu’une nappe sonore et sourde fait irruption. La lumière se fait sur Francesca Foscarini, jeune interprète et chorégraphe italienne. Elle avance, et la première chose qui frappe est l’expressivité de son visage, un visage comme absent, idiot, vidé de sa pensée, entre étonnement et crainte, cherchant autour de lui des appuis, ce même visage qui finira par disparaître, masqué par une chevelure lâchée, comme on lâcherait le signe le plus tangible d’une identité ferme et bien établie. Les appuis ce sont alors ses pieds, tordus, aux orteils déployés, et des mains, qui se tendent essayant d’attraper quelque chose – mais quoi ?

 

Que se passe-t-il quand la volonté abdique et que le corps se laisse guider par le mouvement ? Que se passe-t-il quand le corps s’offre le plaisir de se perdre ou d’être perdu dans l’immensité et le vide de l’espace ? Voilà les questions à partir desquelles Francesca Foscarini a construit son solo. On pourrait les prolonger par « Qu’est-ce que mon corps ? Où suis-je dedans ? » tant celui qu’elle offre sur le plateau est un corps qui lui semble étranger mais qui lui reste à explorer, un corps articulé, anguleux, sans cesse à redécouvrir. Des mains qui n’arrivent pas à s’extirper de poches, des pieds rentrés, des étirements qui semblent être là pour s’assurer qu’elle est en possession d’elle-même, des essais de gestes, des mouvements soudain heurtés, un corps qui joue de la cassure, « du cliquetis des os », qui se jette au sol, brinqueballé : Francesca Foscarini joue ainsi de l’étrangeté, parfois réjouissante parfois inquiétante, de ce corps libre et contraint, et lorsqu’à un moment le souffle et la voix se font entendre, on ne sait pas bien s’il s’agit de rires ou de larmes. Car comme le décrit Donald Woods Winnicott, « il faut admettre que le jeu est toujours à même de se muer en quelque chose d’effrayant. »

Chorégraphie, interprétation Francesca Foscarini
Lumières Tiziano Ruggia
Technique Matteo Fantoni
Costume Federica Todesco

Production ALDES, Kilowatt Festival - Sansepolcro
Soutien CSC Casa della Danza – Bassano del Grappa

Création dans le cadre du parcours chorégraphique CHOREOROAM 2010 soutenu par Operaestate Festival Veneto - Bassano del Grappa, The Place - Londres, Dansateliers - Rotterdam, Dance Week Festival - Zagreb, Dansescenen - Copenhague, Teatro Pradillo/Certamen - Madrid.

Parcours de Francesca Foscarini

Née en 1982 à Bassano del Grappa (Italie), Francesca Foscarini, chorégraphe indépendante et interprète polyvalente, se forme au ballet, à la danse moderne et contemporaine. Ses rencontres, entre 2000 et 2006, avec les chorégraphes Roberto Castello, Simona Bertozzi, Sonia Brunelli, Sara Wiktorowicz, Iris Erez, Yasmeen Godder, Nigel Charnock et Emio Greco, ainsi que d’autres noms importants de la scène italienne et internationale, seront déterminantes dans la construction de son approche chorégraphique. Elle approfondit à leurs côtés la compréhension du langage de la danse contemporaine et de l’improvisation, adaptant et personnalisant son propre langage expressif et son interprétation. Elle rejoint en 2007 le projet international The Migrant Body, à l’initiative du Festival Operaestate de Veneto, avec le soutien de Cultura 2000. Elle est interprète au sein de diverses structures européennes. Elle poursuit la seconde phase de ce projet avec Sonia Brunelli par une tournée en Italie, au Royaume-Uni, en Roumanie, en Estonie et aux Pays-Bas. En 2010, elle participe à ChoreoRoam, projet international de recherches chorégraphiques mené par The Place (Londres), Operaestate Festival Veneto (Bassano del Grappa), Dansateliers (Rotterdam), Dance Week Festival (Zagreb), Dansescenen (Copenhague) et le Teatro Pradillo / Certamen (Madrid). La même année, elle collabore à plusieurs projets promus par Operaestate Festival, au cours desquels elle poursuit sa formation de danse auprès d’Emio Greco / Accademia Mobile (Pays-Bas), Yasmeen Godder (Israël), Carlotta Sagna (France), Nigel Charnock, Gitta Wigro, Lucy Cash, Robert Clark (Royaume-Uni), Simona Bertozzi (Italie) et Sharon Fridman (Israël). Parmi ses créations, notons : Cantando Sulle Ossa (2011), Aerowaves dance accross Europe (2012), Spic & Span (2011) et Klash (2009). Elle est interpète pour les pièces Echi di Giorgione (2010) de Laura Moro, The Migrant Body (2007), A nnn A (2008) et Spogliato – changing room (2008) de Sonia Brunelli, Grandmother (2008) de Sara Wiktorowicz, Storia di una sirenetta de Chiara Bortoli (2008), La Regina delle Nevi de Stefano Questorio (2010), Biosculture et Il Migliore Dei Mondi Possibli de Roberto Castello/Aldes (2000-2003). Elle continue actuellement sa collaboration comme interprète avec Ullallà Teatro Animazione, Alessandro Sciarroni dans Folk-s (également présenté en 2013 en ouverture des Rencontres chorégraphiques), Marco D’Agostin dans Per non svegliare i draghi addormentati